D'Ici et D'ailleurs

  
"Je ne me sens pas immigrée, mais un être humain dont l'identité est multiple." Glenda Righetto, Hotesse de l'air italienne. Photos de Frédéric Pauwels
     
"Je n'ai pas l'ambition de changer les gens, c'est difficille de se battre contre le racisme" Ahmed Djafri, cuisinier algérien. Photo de Frédéric Pauwels
     
Mohamed Lamrani, décorateur marocain: " Mon frère s'est marié, moi, j'ai évité un mariage arrangé par mon père. C'est ça, le choc des cultures. Je suis étranger au Maroc et étranger en Belgique. En adoptant Bruxelles, je me suis forgé une identité nouvelle." Photo de Frédéric Pauwels
     
Paola Arellano Cortes, styliste, Colombie: "Au bout de deux ans d'attente, ma mère a décidé de rejoindre son frère en Belgique. Sa vie était difficile, elle faisait des ménages jusque tard le soir, et moi, j'allais à l'école." Photo de Frédéric Pauwels
     
Kamel Bentemessek, gardien de parc, Tunisie:" La ville est cosmopolite, mais les adolescents ne sont plus tenus. Ils ne sont plus contrôlés, ni par la famille, ni par les parents. Avant chaque bêtise était sanctionnée et punie. Maintenant, tous ces gens sont dépassés. Nous sommes dans le tout est permis." Photo de Frédéric Pauwels
     
Bijou Banza, Juriste, Congo RDC: "L'Europe, pour moi, c'était le Nirvana, la terre promise, le lieu de tous les rêves réalisables. En arrivant, ma déception fut à la hauteur de mes fantasmes." Photo de Christophe Smets
     
Albert Kasanda, philosophe, Congo RDC: "J'ai toujous été sensible à la justice et à la mission de l'homme sur terre. Par mon engagement religieux, j'ai voulu apporter ma contribution au monde pour qu'il soit plus viable." Photo de Frédéric Pauwels
     
Tran Quac Hung, ingénieur, Vietnam: "Après avoir payé le loyer et la nourriture, même en partageant les frais, il nous restait peu d'argent pour les notes de cours, les livres et les fournitures scolaires. Nous étions obligés de réussir en première session pour pouvoir travailler les deux mois de vacances, et nous faire une petite avance pour l'année suivante." Photo de Frédéric Pauwels
     
Edelson Orlandeli, Laborentin, Brésil:" Ce qui provoque le racisme c'est la peur, une espèce d'affolement intérieur, de frayeur liée à l'étrangeté de l'autre." Photo de Christophe Smets
     
Delphine Guibert, Responsable de mission pour Médecins du Monde, France: "C'est toujours une rupture de partir et de se réinstaller ailleurs. A force de partir et de revenir, j'ai appris à quitter et à ne garder dans mon coeur et ma tête que les choses vraiment importantes et bonnes avec moi." Photo de Frédéric Pauwels
     
Kevin Mulligan, Musicien, Etats-Unis: "Les gens oublient qui ils sont, ils perdent leur dignité, c'est l'argent, le business, et la publicité qui génèrent ce genre de phénomène." Photo de Frédéric Pauwels
     
Kamenica Nedzad, Responsable sécurité dans un hôtel, Bosnie: "En Bosnie, j'ai perdu beaucoup de mes amis. Je faisais partie d'une unité de vingt-cinq hommes, lorsque je suis sorti de la guerre, il ne restait plus que quatre personnes vivantes." Photo de Frédéric Pauwels
     
Lara Youssef, attachée de presse / Animatrice radio Liban: "La veille du départ, toute la famille était venue nous dire adieu et je ne voulais qu'une chose: tous les garder contre moi. J'ai beaucoup insisté pour que les cinquante personnes de ma famille soient sur la même photo, cette photo je la garde encore prcieusement." Photo de Christophe Smets
     
Mira Aydin, Educatrice ( Araméenne): "Cela fait peu de temps que je me sens intégrée. Le premier déclic fut l'obtention de mon diplôme de puériculture, j'étais enfin quelqu'un." Photo de Christophe Smets
     
Paulin Edzilambusi, Prêtre, Congo RDC:"Ce qui m'a frappé, c'était le froid. Dans l'avion, j'admirais le ciel clair, la luminosité et j'ai été surpris de constater qu'à l'atterissage, nous étions dans le gris, le presque noir, et les lampes étaient allumées alors qu'il était dix-sept heures." Photo de Christophe Smets
     
Sukran Aydin, infirmière, Turquie ( Araméenne): "Lorsque l'on fuit son pays, l'émotion est terrible, forte. J'avais douze ans et je sentais la survie ancrée en moi. Je fuyais pour survivre, ne sachant pas ce qui allait arriver à ma famille restée au pays." Photo de Christophe Smets
     
Laïla Amezian, musicienne, Maroc: "Je souhaite que chacun prenne conscience qu'il a le droit d'être là où il est, le droit d'être un homme digne, de travailler, d'être heureux, d'aimer et d'être aimé." Photo de Christophe Smets
     
Mari Takino, Sculptrice, Japon: "En Asie, on demande aux étudiants de se confronter au professeur et à la collectivité, la notion du JE est inutile pour vivre dans l'harmonie." Photo de Christophe Smets
     
Rosario Sachelli, Boulanger, Italie: "En quarante ans, le regard des Belges a changé sur les Italiens, mais celui des Italiens entre eux aussi. Avant, nous étions tous pauvres et tous solidaires, il fallait s'entraider pour survivre." Photo de Christophe Smets
     
Unal Huseyin, porte-parole de sans-papiers, Turquie (Kurde): "A douze ans, j'ai décidé de quitter mon village. Je suis allé trouvé ma mère, elle n'avait pas d'argent, alors, elle m'a donné une poule et déposé six oeufs dans mon mouchoir et je suis parti." Photo de Frédéric Pauwels
     
Benmrah Mohamed Naser, conducteur de tram, Maroc: "Au début, moi le Marocain, j'étais un peu la curiosité; pour certains, j'étais le sale bougnoule qui venait manger le pain des Belges, pour d'autres, j'étais l'ami loyal, le camarade de classe, le collègue, l'homme. Je n'ai pas été choqué par le racisme, je m'y attendais, je l'ai ignoré." Photo de Frédéric Pauwels
     
Matteo Moles, danseur / chorégraphe, Italie: "J'ai tellement été bien intégré que je suis considéré comm un chorégraphe belge à présent. Je représente d'ailleurs la Belgique à l'étranger." Photo de Frédéric Pauwels
     
Viktoria, serveuse dans une brasserie, Hongrie: "Nous sommes tous des êtres humains, nous avons tous le droit de vivre à un endroit, malheureusement, ce droit coûte plus cher à certains qu'à d'autres." Photo de Frédéric Pauwels
     
Carlos Melro, Encadreur, Portugal: "Je suis allé au Portugal cinq jours après le coup d'Etat, c'était le 1er mai et je me suis rendu compte que j'étais libre parce que je criais "Vive le liberté" avec d'autres et que personne ne venait m'arrêter." Photo de Frédéric Pauwels