Apprentis du feu

  
Dans leur salopette bleu foncé ininflammable, ces jeunes âgés de 14 à 18 ans intègrent l'école des cadets de Waremme.
     
Chaque samedi matin à 8h30, la sévérité, indispensable, de leurs instructeurs ne dissuadent pas les douze élèves de la caserne qui vivent leur passion jusqu'au bout.
     
Théorie, pratique et sport seront les maîtres mots des formations qui allient à la fois le côté feu du métier et son côté aide médicale d'urgence.
     
"On commence à l'heure, on est présent régulièrement et on vient avec la motivation d'apprendre et de s'appliquer..." confie le commandant Yves Berger.
     
Casqués et gantés, les jeunes déroulent rapidement les tuyaux. Ils apprennent surtout l'esprit d'équipe. " Si l'un d'entre vous lance mal son tuyau, il ne faut pas râler mais l'aider" avertit le sapeur pompier Benoît Geysenbergh. Après quatre mois, les cadets, dont la plupart ne se connaissaient pas auparavant, sont pour le moins soudés.
     
Les élèves se mettent en tenue pour les épreuves physiques éliminatoires: courir, nager, marcher en équilibre sur une poutre, grimper à la corde, se tracter à une barre fixe, faire des abdominaux...
     
Armand s'exerce à une terrible épreuve tant redoutée par de nombreux candidats pompiers.
     
Exercice de sauvetage en piscine. "Il faut s'attendre à que la personne en difficulté cherche à vous cramponner dans la panique et vous faire couler avec elle!"
     
Armand, 14 ans: "Aider les autres, c'est un truc que j'ai toujours voulu faire. Et que je fais d'ailleurs dés que je le peux. Il y a déjà bien trop peu de solidarité dans notre monde"
     
Kenny, 14 ans dans l'épreuve de grimper à la grande échelle à plus de vingt mètres de hauteur. Je me suis levé tôt ce matin, et c'était difficile, admet Kenny, 14 ans. Mais je tiendrai le coup jusqu'au bout. J'en suis sûr, car j'attendais ce moment depuis longtemps!"
     
Après plusieurs mois de formation, les cadets sont aspergés comme des bleus par leurs instructeurs
     
"Mes copains à l'école me prennent pour une folle, confie Annie. Pour eux, ma formation est une activité d'homme. A la caserne, je n'ai jamais souffert de la moindre réaction macho." Heureusement: elle s'entraîne au krav-maga, le sport de combat de l'armée israélienne...
     
Dans le garage des ambulances, un pompier gît au sol. Il va falloir l'emporter sur une civière sans lui porter des blessures supplémentaires. 
     
Les exercices ne sont pas terminés pour les élèves. Le retour à la caserne se fait en courant. " Je ne veux pas d'abandon, je veux de la solidarité! Adapter votre rythme de course à celui qui est le plus faible d'entre vous!" hurle le commandant Yves Berger à travers le haut parleur de son véhicule.
     
Exercice sur une voiture en feu chargée d'essence.
     
Un vieil homme a fait une chute sur le parking. Deux jeunes cadets ramènent la personne chez elle. 
     
Baptème du feu pour les apprentis après une année de formation.
     
"Sauver ou périr" la devise des pompiers de la caserne de Waremme.