Gaza enflamme la Belgique

  
Depuis le début de l'année, la guerre menée à Gaza par Israël fait partie du vécu quotidien des citoyens de Belgique, où elle soulève l'indignation.
     
Dimanche 11 janvier. Dans le parc Albert à Anvers, un peu plus de 500 personnes ont répondu à l'invitation du Forum des organisations juives. Mot d'ordre? Paix au Proche-orient.
     
"We support Israeli soldiers" Des nombreux participants souhaitaient avant tout témoigner leur soutien à Israël. 
     
Ces enfants, ces hommes et ces femmes vivent en Belgique, le regard rivé sur l'actualité du Proche-Orient. Moments de tristesse, de colère et d'espoir ont émaillé cette semaine. 
     
     
Dimanche 11 Janvier à Bruxelles. Ils sont 30.000 selon la police, au moins le double à en croire les organisateurs.
     
Tous manifestent amplement leur solidarité avec la population palestine 
     
Alors que des milliers de personnes piétinnent encore aux abords de la gare du Midi, la tête du cortège avance au pas de course vers la gare du Nord. Des groupes scandent: Hamas! Djihad! Hezbollah!
     
Mais au coeur de la manifestation, des manifestants réclament le boycott des produits israëliens tandis que d'autres dénoncent le silence de l'Union Européenne face aux raids israëliens sur la bande de Gaza.
     
Le cortège à la tête duquel se trouvait un groupe d'enfants a rejoint via les boulevards du Midi, Lemmonier, Anspach et Jacqmain, le boulevard Albert II, à proximité de la gare du Nord.  
     
"Il y a des dizaines de morts chaque jour et personne n'essaie d'arrêter le massacre. C'est injuste! Le silence tue!" 
     
"Les esprits s'enflamment surtout chez les jeunes qui ont du mal à contenir leur colère" 
     
La manifestation est souvent rythmée par des slogans très peu fédérateurs " Allahou Akhbar!" ( Dieu est grand) et parfois carrément choquant les appels au Djiad ( guerre sainte)
     
Des scènes violentes de Gaza vues à la télévision sont rejouées à Bruxelles. 
     
Des manifestants s'en prennent également au symbole américain. 
     
Enfants, hommes et femmes expriment leur colère, leur tristesse. 
     
     
 
     
Il est difficile de trouver sa place dans cette manifestation entre les nombreux enfants mis en avant des groupes, entre les parents en colère, entre les groupes brandissant les drapeaux du Hamas et du Hezbollah, d'autres encore des portraits de son leader, Hassan Nasrallah, d'autres encore des pancartes assimilant étoile de David et croix gammée. Des nombreux policiers étaient sur le qui-vive dans les rues de Bruxelles.
     
Alors que les manifestants se dispersent, des jeunes casseurs s'en prennent aux bâtiments du boulevard Albert II. Rachida, 27 ans, le dos couvert par un drapeau palestinien, sanglote, assise sur un trottoir: "C'est des Apaches! Ils gâchent tout!"  
     
Les casseurs renversent tout sur leur passage, y compris des voitures. Un élu MR recevra un pavé sur la tête et se fera soigner dans un camion à eau de la police. La presse, déjà bousculée pendant la manifestation est prise pour cible également: pierres, pavés, retroviseurs de voitures, chaussures...
     
Un jeune homme, keffieh autour du cou, s'en prend aux policiers: "Qu'est-ce que vous attendez? Il faut les arrêter! Il faut arrêter la casse!" 
     
Dans les ruelles jonchant la rue Neuve, des formations sont repliées vers d'autres groupes de casseurs.  
     
La police a déployé, devant l'ampleur des incidents, hommes, chevaux et canons à eau. 
     
Leila Sahid, déléguée générale de la Palestine à Bruxelles, regrette "profondément ces heurts provenant de jeunes écervelés, qui ne terniront pas une marche digne, solidaire et chaleureuse" 
     
     
A un carrefour du boulevard Adolphe Max, les forces de l'ordre encerclent plus de 150 casseurs.
     
La plupart des quelques 150 casseurs sont mineurs. Certains ont à peine 12 ans. 
     
 
     
Bilan: une centaine de vitrines brisées et une quinzaine de voitures endommagées, plus de 150 arrestations et une manifestation ternie.